Des Nantais inventent « l’uritonnoir » / Presse-Océan


Toujours à la recherche de solutions pour l’environnement, ils proposent des bottes de paille pour uriner.
Le terme uritonnoir désigne une installation sanitaire, destinée à être utilisée pour uriner, en position debout. Un uritonnoir est une hybridation de 2 objets usuels, un urinoir et un entonnoir. Ce dispositif est utilisé soit dans les lieux publics lors d’événements festifs (piqué dans des Round-Ballers) soit dans des jardins privatifs (piqués dans de petites bottes de paille). Un uritonnoir est un ustensile qui permet de remplir d’urine (azote) un volume de paille (carbone) pour être ensuite composté sur 6 mois à 1 an et ainsi valorisé en humus.
24 uritonnoirs à disposition pour se soulager au cœur d’un festival métal.
L’Uritonnoir imaginé par le collectif nantais les Ekovores n’a rien d’une blague. Au contraire ses membres l’ont testé pendant quelques semaines pour s’assurer de son efficacité. Ce même procédé va d’ailleurs être aplliqué à une plus grande échelle les 21, 22 et 23 juin à l’occasion du Hellfest à Clisson.
« On a convenu avec les organisateurs d’installer 4 Round-Baller soit 24 uritonnoirs possibles, explique Victor, un Ekovore. On espère que cela sera concluant quand il reste difficile de quantifier le nombre de litres d’urine sur un tel événement. » L’uritonnoir est, selon le collectif nantais, « ne solution simple et efficace pour offrir aux festivaliers un service sanitaire sec et ainsi valoriser les urines en humus. Une fois compostées, elles enrichiront tout naturellement les végétaux alentours. Une fois la balle de paille positionnée, il ne reste plus qu’à piquer vos uritonnoirs et les solidariser à l’aide d’une simple sangle. » Certes, seuls les hommes peuvent les utiliser mais cela leur permet de « ne plus solliciter les toilettes assises pour les petites commissions masculines et ainsi les maintenir en état de propreté optimale. » Deux modèles ont été imaginés. L’un est en polypropylène, l’autre en acier inoxydable.
Et que fait-on du Round-Baller après-usage ?
« Plusieurs solutions se présentent pour la gestion de votre Round-Baller imprégné d’urine. Soit le service des espaces verts de la ville le déplace à l’unité de compostage la plus proche pour leurs usages horticoles. Soit le Round-Baller reste à composter sur site. Six mois plus tard, le fumier composté peut-être utilisé par les agriculteurs locaux. Ou alors l’année suivante, il peut également devenir une jardinière géante pour paysager le festival l’année suivante ! »
Cédric Blondeel

2 réponses à “Des Nantais inventent « l’uritonnoir » / Presse-Océan”

  1. allemand dit :

    Je découvre votre concept sur Télérama…

  2. nicolas f dit :

    C’est une très bonne idée et dont la mise en oeuvre est peu onéreuse. Cependant je m’interroge sur les odeurs d’urine..et sur le compost final : l’urine associée à la paille suffit-elle à l’élaboration d’un compost ?

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