Ekovores : la ville en court-circuit / Le Courrier Picard

Comment recréer du lien entre producteur et consommateur dans les villes et favoriser les circuits courts ? Les Ékovores esquissent une réponse en forme de cercle vertueux.

Quand deux ambitieux designers nantais décident de concevoir pour leur ville un projet de développement durable valorisant les ressources locales, biologiques et saisonnières, cela donne le projet Ékovores. Victor Massip et Laurent Lebot, les deux membres atypiques de l’agence Faltazi, ont ainsi imaginé une nouvelle façon de vivre la ville, en plaçant l’autonomie alimentaire au coeur de son fonctionnement. Si le projet n’existe à l’heure actuelle que sous la forme virtuelle d’une série de petits films présentés sur le site dédié à cette initiative, il ne semble pas totalement utopique.

Produire en ceinture verte

Organisés en communauté, les Ékovores valorisent les friches en bordure des villes pour une production agricole en polyculture. Louées à des maraîchers et à des éleveurs de proximité qui produisent pour les quartiers voisins, ces friches servent à l’implantation de fermes préfabriquées, baptisées « fermes d’urgence », dont l’objectif est de créer, en quelques années, une véritable ceinture verte en périphérie urbaine. Installées en quelques jours sur des fondations légères, ces exploitations alliant confort, efficacité et innovation écologique permettent de développer en peu de temps une filière locale opérationnelle. Associées à ces fermes, des serres maraîchères faites de toile et de tubes articulés sont judicieusement orientées sur la parcelle pour capter le soleil. Des modules poulaillers, pensés pour le confort et l’hygiène des gallinacés, complètent cette panoplie fermière et offrent à l’agriculteur un appoint financier non négligeable par le biais d’une belle production d’oeufs.

Produire en ville

Réintroduisant la production agricole au coeur même des villes, les Ékovores cultivent des jardins familiaux flottants. Ces barges potagères, implantées sur les rives, permettent la production de légumes et l’échange de savoirfaire au coeur de l’agglomération. Attribués aux jardiniers amateurs, ces lopins se combinent et se juxtaposent pour profiter du soleil et créer un vaste paysage maraîcher sur l’eau. Non loin, des « serrestunnels » installées sur les berges, proposent une déambulation bucolique au milieu des efflorescences de thym, de basilic et de céleri. Pour accueillir des abeilles dans les quartiers, les Ékovores installent des ruches de ville. Plantés au coeur des ronds-points et exploités par des « urbapiculteurs », ces équipements sur pilotis articulés offrent un refuge aux abeilles dont l’existence est aujourd’hui fortement menacée.

 

Une réponse à “Ekovores : la ville en court-circuit / Le Courrier Picard”

  1. Galloo Bruno dit :

    12 ha de « Friche bio » a offrir pour que « notre utopie » deviennent realité ….
    si se sont les financement qui manquent ,12 ha soit 120 000 m2 a 10 Euros/m2 d’Eko participation citoyenne pour ceux qui veulent y croire et je vois deja naitre la premiere ferme Ekovore de Picardie ….
    Votre dynamisme et votre savoir-vouloir faire me rapelle celui de Microcultures.fr ….
    Les realités de terrain ont la peau dure et les citadins ne les immagines pas …l’homme est lui fragile,comme les abeilles !
    mon tel 03 22 75 07 32,si ça vous tente
    Bruno

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