Les Ekovores imaginent la ville de demain / UtopLib Utopies Libertaires

Le 12 novembre, l’émission Terre à Terre, de France Culture (tous les samedis matin à 7h05), était consacrée au projet des « Ekovores », proposé par deux designers nantais, Victor Massip et Laurent Lebot (agence Faltazi).
Urbanisme, alimentation, gestion des déchets, énergies, transports…
Ils ont imaginé une série de solutions écologiques futuristes pour Nantes métropole
à l’horizon 2030. Pour eux, leurs Ekovores sont « des habitants curieux et débrouillards,
qui cherchent une solution alimentaire technico-pratique locale ».
L’émission est réécoutable environ un mois et très prochainement téléchargeable sur le site non-officiel des archives de « Terre à Terre ».
Pour écouter, cliquer sur la flèche du lecteur ci-dessous.
Sur leur site, ils expliquent : « […] L’effet croisé de crises climatiques, énergétiques, sociales, financières, alimentaires et sanitaires, nous pousse à questionner, de manière plus approfondie, les ressources locales et leur implantation sur le territoire. Nos recherches se sont donc orientées vers les questions de résilience et d’économie circulaire. Comment renouer, aux abords des villes, avec une production alimentaire locale, biologique et de saison ? Comment créer une dynamique qui génèrera l’expansion d’une nouvelle complicité entre agriculteurs et mangeurs locaux ?
‘Projet-système’, « Les Ekovores » propose la création de quartiers fermiers qui intègrent mieux les composants de la filière alimentaire locale. L’intervention de Faltazi a consisté en la création d’équipements pour chaque étape de la production locale de denrées:
• systèmes préfabriqués de fermes d’urgence pour la production en ceinture verte ;
• dispositifs ‘urbagricoles’ installés dans les espaces publics ;
• moyens de transports pour la distribution des productions ;
• modules préfabriqués pour la transformation et la conservation des aliments ;
• mobiliers urbains pour la valorisation des déchets organiques ;
• plateforme numérique pour l’échange de savoir-faire et l’orchestration savante du jardin-potager. Ces ‘quartiers fermiers’ recherchent une nouvelle symbiose où les déchets organiques des uns, transformés en fertilisants, se valorisent en légumes. »

Une de leurs vidéos pour essayer de comprendre… :
Une équipe qui ne manque pas d’imagination et d’ambition, qui travaille à concrétiser envies et besoins, plutôt dans le bon sens. Une vision globale de la ville « durable » du futur, avec des dizaines de propositions, parmi lesquelles les collectivités locales et les municipalités pourront venir grappiller celles qui s’adapteront le mieux à leurs besoins
et… à leur bourse (ça c’est pas gagné).
Parfois franchement moches, parfois plus complexes à mettre en œuvre qu’ils ne veulent bien le présenter, parfois dangereuses (pitié pour les poules en batterie « super confort » !), parfois ridicules, parfois un peu floues sur les matériaux utilisés (beaucoup de plastique ou assimilé, semble-t-il), très centralisatrices (tout le pouvoir de décision, de réalisation et d’utilisation aux autorités locales), ces nombreuses idées, tout azimut, sont néanmoins un vrai terreau, un incroyable vivier pour l’avenir, quitte à les faire évoluer, à les bouturer, à en enterrer certaines et à en développer d’autres. Un peu comme les « concept cars » : vous ne les conduirez sûrement jamais demain, mais certains de leurs équipements seront, quelques années plus tard, indispensables au quotidien. Bref, un projet à suivre de près. Même s’il n’est qu’un projet (le plus avancé pour le moment) parmi tant d’autres.
Nantes, élue « Capitale verte de l’Europe pour 2013″ par la Commission européenne,
étudierait déjà la faisabilité de certains projets. Après avoir abandonné le projet d’aéroport
de Notre-Dame-des Landes ? Ce qui serait logique.> Pour tout savoir sur le projet Ekovores.